Depuis plusieurs années, Deux-Sèvres Nature Environnement coordonne des actions d’inventaire et de préservation des moules d’eau douce (mulettes) dans le département.
« Dans ce cadre, nous sommes amenés à effectuer des recherches sur ces bivalves qui peuplent nos cours d’eau et étangs, dans le but d’améliorer nos connaissances sur les espèces et de définir des actions de conservation », indique l’association. « Le travail mené entre 2020 et 2023 dans le cadre de la mise en œuvre locale du projet « Mulettes de Nouvelle Aquitaine » s’est conclu par la mise en place d’un Plan Régional d’Actions en faveur des Mulettes de Nouvelle-Aquitaine (PAM NA) validé par le CSRPN (Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel) en milieu d’année 2024. »
Après une année blanche en 2024, le projet revient pour trois nouvelles années (2025, 2026 et 2027) via ce PAM NA grâce aux financements du Fonds vert, de la DREAL et de la Région Nouvelle-Aquitaine.

Quel bilan
Durant ces quatre dernières années, entre 2020 et 2023, ce ne sont pas moins de 1050 observations de mulettes qui ont été recensées sur le département grâce à plus de 30 observateurs. Plus de 140 stations ont été prospectées à l’aquascope (hublot qui permet de voir à travers l’eau), six plongées ont eu lieu avec le CODEP 79 et sept formations et animations ont été réalisées afin de sensibiliser le plus grand nombre de personnes possible aux espèces.
Des mulettes fltres à eau
Selon DSNE, « ces actions d’amélioration de connaissance sont indispensables pour mieux cerner les espèces présentes sur notre territoire afin de pouvoir les préserver. Les inventaires auront permis de découvrir une espèce protégée dans nos cours d’eau – la Mulette épaisse – sur la Vonne ou encore le Thouet. Enfin, la sensibilisation reste essentielle pour communiquer auprès de l’ensemble des publics sur la présence de ces espèces souvent discrètes lorsqu’elles sont en vie, mais dont on observe de temps en temps des restes de coquilles sur les berges de nos cours d’eau. »
« Il ne faut pas oublier que ces bivalves ont un rôle : ce sont des organismes filtreurs, qui épurent en moyenne 40 l d’eau par jour », ajoute DSBE.
Les observations indviduelles bienvenues
Le retour de ce programme va permettre de poursuivre l’amélioration des connaissances sur les espèces au sein des zones encore lacunaires, mais aussi d’identifier les populations vivantes. « Ainsi, si lors de vos promenades ou prospections en bordure de cours d’eau vous observez des coquilles vides, n’hésitez pas à les récupérer, à noter le lieu de collecte et la date et à nous retourner les coquilles pour contribuer vous aussi à l’amélioration des connaissances sur les mulettes », invite DSNE.
Contact : marc.bruneau@dsne.org
A savoir
Par ailleurs, DSNE donne rendez-vous le soir du 22 octobre dans ses locaux à Niort pour un atelier identification des coquilles, l’occasion de ramener aussi celles que vous aurez récupérées.