La récente décision de suspendre l’examen d’une autorisation commerciale pour l’implantation « New Yorker » et « Normal » dans la galerie commerciale Géant Casino à Chauray provoque des interrogations et incompréhensions. Dans un communiqué, le préfet des Deux-Sèvres explique sa décision.

« Le 15 décembre 2025, la société Mercialys a informé les services de l’État d’un projet de diviser l’ancienne surface de vente du « Géant Casino », libérée depuis le 30 septembre 2024 dans « La Galerie » à Chauray, pour y installer d’une part une surface de vente à prédominance alimentaire pour une enseigne « Lidl » et d’autre part un second ensemble à prédominance non alimentaire pour des enseignes « New Yorker » et « Normal ».«
« Cette division de la surface de vente entraîne la création d’un ensemble commercial à prédominance non alimentaire, avec l’implantation prévue des enseignes « Normal » et « New Yorker ». Il en résulte la nécessité pour ces deux enseignes de détenir uneautorisation d’exploitation commerciale, compte tenu de sa superficie, ce dont la société Mercialys a été informée par les services de l’État par courrier du 24 janvier. »
Des démarches non engagées
« Cette dernière n’a pas pour autant engagé cette démarche. Cette procédure permet notamment d’associer les collectivités locales pour examiner la compatibilité du projet avec les orientations et objectifs des schémas de cohérence territoriale et le cas échéant des orientations d’aménagement et de programmation des plans locaux d’urbanisme intercommunaux, ainsi que pour apprécier les effets du projet en matière d’aménagement du territoire, de développement durable et sa contribution à la revitalisation du tissu commercial, y compris par la préservation des centres urbains. »
« Le préfet des Deux-Sèvres regrette ce choix du porteur du projet. »
« Compte tenu de saisines en ce sens des collectivités compétentes, vu les problématiques de vacance commerciale existant dans le Niortais et au chef-lieu, ainsi que l’existence d’une opération de revitalisation du territoire contractualisée avec l’État en cours, visant l’objectif d’un développement commercial équilibré et traduisant le consensus existant entre l’État et les collectivités territoriales concernées à ce sujet, le préfet a décidé, comme le permet la loi, de suspendre l’enregistrement et l’instruction du dossier. »
« Ce n’est pas un refus »
« Le préfet des Deux-Sèvres entend ainsi répondre aux préoccupations relatives à la vitalité du commerce de centre-ville, dans un territoire qui compte déjà une offre dense en périphérie urbaine. Cette orientation n’est pas neuve, elle ressort clairement de politiques engagées de longue date par l’État et les collectivités compétentes. Cette décision ne saurait toutefois en aucun cas être interprétée comme un refus de principe à la modernisation des équipements commerciaux existants. Mais de telles entreprises doivent se faire dans des conditions dont il convient de s’assurer qu’elles ne nuisent pas de manière certaine ou très probable au maintien et au développement du commerce de centre-ville. Avec le concours de l’État, il appartient aux collectivités de préciser les contours des activités ainsi susceptibles de se développer dans un tel ensemble nouveau. »